À l’occasion du 66ᵉ anniversaire de l’indépendance de la République démocratique du Congo, l’opposant Martin Fayulu a réaffirmé son rejet catégorique du projet de révision ou changement de la Constitution du 18 février 2006.
Dans son message à la Nation ce mardi 30 juin 2026, le Leader de Lamuka et membre de la Coalition Article 64 -C64- estime que la loi fondamentale constitue « le socle de notre pacte républicain » et juge qu’engager une réforme constitutionnelle alors qu’une partie du territoire est sous occupation étrangère reviendrait à « offrir des arguments aux sécessionnistes et ouvrir la voie à la balkanisation ».
«Notre pays n’a jamais eu un problème de texte, il a toujours eu un problème d’hommes », a-t-il martelé.
Le président du parti ECiDé a également défendu la création de la Coalition Article 64, mise en place, selon lui, pour protéger l’ordre constitutionnel et préserver l’alternance démocratique.
Dans le même message, l’ancien candidat président de la République a dénoncé la répression du sit-in du 12 juin au Palais du Peuple, rendant hommage «aux personnes étant tombées pour la démocratie». Il a en outre appelé les membres des forces de défense, de la police et de la magistrature à rester fidèles à leur serment envers la Nation et non à un individu.
Appelant à une forte mobilisation, Martin Fayulu a invité les Congolais à participer massivement à une marche nationale prévue le 8 juillet 2026. Il a exhorté la population à manifester pacifiquement dans tout le pays pour dire « non » au changement de la Constitution et a réclamé la démission du président Félix Tshisekedi, qu’il accuse de vouloir violer la loi fondamentale.
«Marchons avec amour, sans peur», a-t-il lancé, en appelant également la diaspora congolaise à se joindre à cette mobilisation.
René Kanzuku
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