Depuis plusieurs semaines, il s’observe des nouvelles constructions en plein cimetière de Gabiro communément appelé « Joli bois » dans la ville de Goma. Ce lieu où gisent plusieurs congolais et des milliers des réfugiés Rwandais arrivés en 1994 fuyant la guerre éthique au Rwanda entre Hutu et Tutsi, est transformé en propriété privée.
Des trombes saccagées, profanées, sans aucun respect de morts. La loi congolaise n’autorise que la désaffectation d’un cimetière vingt cinq ans après le dernier enterrement. Cependant cette mesuse n’est pas d’application à Goma où l’on constate l’absence de l’État dans plusieurs secteurs.
Les familles ayant enterrés les leurs dans ce cimetière sont sans voix.
« Je ne sais plus accèder à la tombe de ma mère décédée en juin 2007. Tout est saccagé et la police nous interdit d’accéder au cimetière, affirmant que la concession appartient à un particulier », a déclaré madame Bernadette Kahindo, une habitante du quartier Mapendo en commune de Goma, au micro de LE REGARD.
À Goma, aucune autorité locale ne veut se prononcer sur la question. Entre-temps, le cimetière de Gabiro reste désormais que des vestiges de la mémoire collective de la population gomatracienne.
Anicet Cito depuis Goma
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