03/07/2026

Le Regard

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Force du Progrès à l’assaut du Centre interdiocésain: une nouvelle escalade des tensions entre l’UDPS et l’Église catholique

Un nouvel épisode de tension entre le pouvoir et l’Église catholique s’est produit ce week-end à Kinshasa. Centre interdiocésain, siège de la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO-, a été pris pour cible par des membres de la « Force du Progrès », mouvement de jeunes affilié à l’Union pour la démocratie et le progrès social -UDPS-, dans une manifestation qui a duré près de deux heures. C’est ce que rapporte la CENCO sur ses réseaux sociaux.

Selon plusieurs témoignages, les manifestants ont proféré des injures contre les responsables de l’Église catholique tout en s’en prenant au siège de la CENCO. Des pneus ont été incendiés devant le Centre interdiocésain, bloquant temporairement les accès au site. Malgré la violence verbale et les actes d’intimidation, aucun dégât matériel n’a été enregistré. La police est finalement intervenue pour disperser les manifestants.

Cet incident intervient dans un climat politique déjà marqué par de vives divergences entre le parti présidentiel et la CENCO. Ces derniers mois, les évêques catholiques ont multiplié les prises de position sur la gouvernance du pays, la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC ainsi que le débat autour d’une éventuelle révision de la Constitution, des positions qui ont suscité de fortes réactions au sein de certains militants de l’UDPS.

La manifestation soulève également des interrogations sur le dispositif sécuritaire. Le Centre interdiocésain est situé dans une zone stratégique de la capitale, habituellement fortement sécurisée. Dans cette zone se trouvent la Banque centrale du Congo et le Palais de la Nation. La durée de la manifestation avant l’intervention des forces de l’ordre alimente les questions sur la réactivité des services de sécurité face à un rassemblement visant une institution aussi sensible.

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Cet épisode risque d’accentuer davantage les tensions entre les autorités politiques et l’Église catholique, acteur majeur de la vie publique congolaise. Plusieurs observateurs appellent déjà au respect des institutions, à la protection des lieux de culte et au maintien d’un dialogue apaisé afin d’éviter une détérioration du climat politique à l’approche des prochaines échéances nationales.

Thierry Rafiki