04/02/2023

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

A l’instar de ceux de Kinshasa, les fidèles néo de Kisangani manifestent

Après la décision du président mondial de l’église Néo-apostolique, Jean-Luc Schneider,  sur l’ordination des femmes dans le ministère spirituel à la date du 20 septembre 2022 à 19h30, les fidèles, plus particulièrement de l’Afrique, continue de manifester leur mécontentement. Pendant que l’autorité provinciale de l’église néo-apostolique/Tshopo se préparait pour célébrer le culte de ce dimanche 09 octobre 2022, les jeunes néo se sont mobilisés pour faire entendre leur voix, disant non à toutes les activités de l’église jusqu’à nouvel ordre. Un vent terrible se propage dans l’église néo-apostolique depuis cette annonce via une vidéo sur Youtube, informant les fidèles du monde sur la nouvelle réforme de l’église : «Les femmes seront dorénavant ordonnées dans le ministère spirituel au sein de l’église». Cette manifestation des fidèles boyomais intervient après celle des fidèles kinois.

Après cette annonce, les fidèles de beaucoup de pays africains où sonyt implantées les églises néo, ont manifesté leur mécontentement, se justifiant que l’ordination des femmes n’est pas biblique. À Kinshasa, les dégâts matériels ont été enregistrés aux dimanches qui ont suivi le 20 septembre. C’est ainsi que le matin de ce dimanche, les jeunes boyomais, fidèles de l’église néo-apostoliques ont également revendiqué pour exprimer leur désapprobation.

Accompagnés des calicots sur lesquels sont inscrits le slogan : «non à l’ordination des femmes», les fidèles néo-apostoliques se considèrent défenseurs de la sainte doctrine. Ils ont allumé des feux dans l’enceinte de leur siège provincial et interdit leur chef spirituel à diriger le culte. Unis comme un seul corps, les fidèles entonnent un chant composé par leurs frères kinsois: «soki namoni sœur azo teya, nako ndima te» qui se traduit : «Je ne peux pas admettre voir une sœur prêcher». Les Boyomais disent qu’ils ne quitteront pas l’église, mais ce sont les autorités ecclésiastiques corrompues qui la quitteront. Ils ajoutent qu’il n’y aura pas d’activités ecclésiastiques jusqu’au changement de la décision qu’ils considèrent de non biblique.

Norbert K. depuis Kisangani