04/02/2023

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

CENI: à quoi joue la Commission paritaire?

Jeudi 23 décembre 2021, l’Assemblée nationale entérine 3 personnalités pour amener la Commission électorale nationale indépendante -CENI- à 15 membres tel que prévu par la Loi organique en vigueur. Mais il y a un hic. Ces trois personnalités, Didi Manara, Agée Matembo et Jean Tokole Ilongo, sont tous trois issus du seul Front commun pour le Congo de Joseph Kabila. Or, l’Opposition n’est pas que le FCC.

Lamuka, fer de lance de celle-ci, à travers le parti Nouvel Elan d’Adolphe Muzito, avait, elle aussi, envoyé le nom de son délégué. Des sources, l’on tient que cette personnalité indépendante présentée par Muzito a introduit, dans les délais, son dossier complet. Il a été auditionné sur invitation de la Commission paritaire mixte au Fleuve Congo Hôtel. Mais au final, ce familier des élections, seule candidature de Lamuka, a été recalé au profit des délégués exclusifs du FCC, ancien (?) allié de Tshisekedi. Il y a anguille sous roche.

«Il est important que cette situation délibérément entretenue par les membres de la Commission paritaire soit corrigée avant que le Chef de l’Etat ne signe l’ordonnance d’investiture. Le processus électoral gagnerait en crédibilité avec un délégué de Lamuka parmi les membres de la Centrale électorale», martèle-t-on.

Des observateurs estiment que Mbata et ses collègues viennent de commettre une faute en réduisant l’Opposition aux seules ambitions du FCC. La participation de Lamuka contribuerait utilement à rassurer les parties prenantes au processus.