Onembo Okondji Ruben, agent de développement, entrepreneur et CEO de l’entreprise Al-Joy et son collaborateur Marco Ayel, ont été brutalement interpellés mardi 12 novembre 2024 par des éléments armés des Forces armées de la République démocratique du Congo -FARDC-. L’évènement s’est passé aux environs d’après-midi au restaurant Kiros situé dans la commune de la Gombe à Kinshasa.

Selon la famille, les personnes arrêtées sont accusées de collaborer avec l’acteur politique et social, Jeannot Binanu, proche collaborateur de l’ancienne première dame de la République, Mme Olive Lembe Kabila.
Ils seraient reprochés d’utiliser leurs entreprises pour financer les rebelles de l’AFC-M23 qui opèrent dans l’Est de la République démocratique du Congo. Jusque-là, aucune communication de la part des FARDC n’a été établie.
Rappelons par ailleurs que 26 personnes, dont 21 en fuite, ont été condamnées jeudi 8 août 2024 à la peine de mort par la justice militaire à Kinshasa, pour leur participation à la rébellion du M23, mouvement soutenu par le Rwanda.
Le principal accusé, en fuite, était Corneille Nangaa, ancien président de la Commission électorale nationale indépendante -CENI-, qui a annoncé en décembre dernier de Nairobi la création d’un mouvement politico-militaire, Alliance fleuve Congo (AFC), incluant le M23, dont il est le coordonnateur. La cour a ordonné « la confiscation de ses biens >> au profit de l’Etat congolais.

Militaires accusés de trahison !
La liste des prévenus contenait aussi les noms de figures parmi les plus connues du M23: son président Bertrand Bisimwa, son chef militaire, Sultani Makenga, ses porte-parole, Willy Ngoma et Lawrence Kanyuka.
Certains autres chefs du mouvement n’étaient pas sur cette liste, qui comportait en revanche les noms de membres du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD) de l’ancien président Joseph Kabila (2001-2019) qui ont rejoint L’AFC.
Le général-major Sylvain Ekenge, porte-parole des FARDC, a présenté à la presse, vendredi 8 mars à Kinshasa, un groupe de quatre personnes, dont deux anciens députés provinciaux du Nord-Kivu, accusées de « complicité avec le Rwanda et les terroristes RDF/M23 », par les services des renseignements militaires.
Selon le général-major Ekenge, tous ces prévenus avaient été arrêtés à Goma et transférés manu militari à Kinshasa. Il s’agit de : Hope Kibuya Sabini, Cyrille Muhonga Mafukulo, Alio Ngera et
Gabriel Imani Bahibika.
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