04/02/2023

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

COP26: l’Afrique exige la part du lion dans le financement mondial pour la stabilisation du climat

La 26ème Conférence des Nations-Unies pour le Climat -COP26- qui se tient à Glasgow, en Écosse, au Royaume-Uni, se clôture ce vendredi 12 novembre. Mais, l’Afrique ne décolère pas face à ce qu’elle qualifie de “Hypocrisie” des grands pollueurs. Les pays africains qui détiennent le plus grand massif forestier, le Bassin du Congo, réclament une grande part dans le financement mondial pour la stabilisation du climat.

“Moi, la question que je me pose c’est “de qui se moque-t-on du côté du pays du Nord. Ils le disent pour nous faire plaisir pour demander de garder sous cloche nos forêts et nos biodiversités. Et vous avez regardé le décor qu’il y a du côté de l’Europe ? Les centrales nucléaires? vous avez regardé toutes les centrales à charbon qu’il y a ? Vous regardez toutes les usines qui polluent ? Donc vous nous demandez de laisser respirer au mieux les pays du Nord, c’est tout à fait injuste. Et c’est même immoral. Les réclamations de nos populations sont légitimes. Nous sommes en train de courir derrière le temps. Puisque après un temps, nous n’allons pas contenir la famine. Nous, à notre tour, nous demandons la responsabilité du reste du monde”, a déclaré Arlette Soudan-Nonault, Présidente de la Commission Climat du Bassin du Congo et ministre de l’environnement de la République du Congo.

“Nous avons eu des discussions avec le Secrétaire général des Nations-Unies et notre Chef de l’État. Il nous a dit, il ne sait pas comment jusqu’à aujourd’hui comment ils n’ont jamais évoqué la problématique du bassin du Congo. Mais c’est assez grave comme aveu”, a-t-elle ajouté.

De son côté, le Président en exercice de l’Union Africaine et Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi avait insisté : “Les voix de l’Afrique étaient claires. Nous devons intensifier l’adaptation. Le temps des projets pilotes est terminé. Nous ne pouvons plus attendre. Nous devons agir ensemble et vite (…) L’Afrique ne reçoit pas assez d’argent pour l’adaptation. Nous ne recevons que 6 milliards de dollars par an. Nous avons besoin de 33 milliards de dollars. Nous ne pouvons plus attendre”.