Le bras de fer entre les enseignants des établissements publics de l’Enseignement supérieur et universitaire -ESU- et le gouvernement se durcit. Réuni samedi 11 juillet au siège de l’Association des professeurs de l’Université de Kinshasa -APUKIN-, le banc syndical de l’ESU a accusé le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, de bloquer le traitement de ses principales revendications. En réaction, les syndicalistes ont décrété une journée sans activités le mercredi 15 juillet et menacent de reprendre, dès le 22 juillet, la grève suspendue en 2024 si aucune solution n’est trouvée.
Au cours de leur réunion, les représentants syndicaux ont examiné plusieurs dossiers qu’ils jugent prioritaires, notamment l’application du nouveau barème salarial, le paiement de la paie complémentaire, la prime de recherche, les véhicules destinés aux professeurs, la situation des scientifiques inscrits en doctorat et en thèse, ainsi que la mécanisation des nouvelles unités.
Selon le banc syndical, les informations recueillies indiquent qu’aucune avancée n’est attendue au cours du troisième trimestre 2026. Les représentants des professeurs affirment que le ministère des Finances bloque l’exécution des engagements pris en faveur des enseignants.
Une mobilisation devant le ministère des Finances
Pour faire pression sur les autorités, le banc syndical a décrété une journée sans activités dans tous les établissements publics de l’ESU le mercredi 15 juillet 2026.
À cette occasion, l’ensemble du personnel de l’ESU à Kinshasa est invité à se présenter dès 8h08 devant le cabinet du ministre des Finances afin d’exiger des réponses concrètes à leurs revendications.
La reprise de la grève en ligne de mire
Les syndicalistes préviennent que si leurs préoccupations n’obtiennent pas gain de cause, ils relanceront officiellement, à compter du 22 juillet 2026, la grève suspendue en 2024.
Cette reprise entraînerait la suspension des cours, examens, soutenances de thèses, défenses de mémoires de DEA et de maîtrise, travaux tutorés ainsi que des activités administratives dans les établissements publics de l’ESU.
Le banc syndical estime que les perturbations qui pourraient affecter le calendrier académique relèveront de la responsabilité des ministères concernés, faute d’avoir donné une suite favorable à ses revendications.
René Kanzuku
Plus d'histoires
Ituri: à Bule, Richard Dheda salue la visite du gouverneur militaire et appelle la population à capitaliser sur la paix
France: Manické de John peut-elle être expulsée vers la RDC? Me Alfred Ngoyi explique la procédure
Kinshasa: École Masamba vendue, 50 ans d’histoire effacés, le personnel impayé