04/02/2023

Le Regard

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Fatshi City : il n’y a ni triche, ni usurpation de projet, chacun joue son rôle

Entre les différents prestataires du projet Fatshi City, il n’y a eu aucune triche, ni usurpation de projet dans le cadre de l’exécution, comme spéculent certains médias à travers les réseaux sociaux au sujet de BITEC et KinCo.

Certains médias parlent d’usurpation de Fatshi City, projet appartenant à BITEC, par le Ministre d’État Guy Loando en faveur de Kin-Co. Alors que KinCo vient juste de relancer un accord signé avec le gouvernement congolais depuis 2016, pour la délocalisation des camps militaires.

Chaque  prestataire intervient à son niveau et tout se fait dans la transparence avec l’implication de toutes les parties.

Paul Makela, CEO Projet Manager Business et functional Analyst de BITEC Consulting, avait expliqué en avril dernier, lors de la présentation dudit projet aux entreprises du Portefeuille de l’État que BITEC Consulting prévoie notamment la délocalisation de certains camps militaires.

Selon ce dernier, dans un premier temps, seuls points ci-dessous sont concernés : la  construction des immeubles modernes dans les anciens emplacements de ces camps dont un bâtiment d’une cinquantaine d’étages dénommé «bâtiment de l’alternance» ; le prolongement jusqu’à Kintambo Magasin, du boulevard Triomphale rebaptisé «boulevard de l’alternance»; la construction d’une bibliothèque moderne en face de l’Université Protestante au Congo -UPC- et bien d’autres.

“Fatshi City” comprendra aussi des bâtiments administratifs, des buildings pour les banques, un quartier pour les entreprises internationales etc.
Le coût total des travaux, avait-il dit, est de 7,3 milliards de dollars dont 2,5 milliards pour la première phase. Celle-ci s’effectuera en 709 jours et offre des opportunités de 5.000 emplois directs et indirects.

À propos de la société KinCo.be Sprl, bénéficiaire d’un protocole d’accord signé avec le gouvernement congolais depuis septembre 2016 pour la délocalisation du Camp militaire Kokolo, l’aménagement et la viabilisation du site Kokolo, les discussions ont repris avec ce Groupe, sous le pilotage du ministre d’Etat en charge de l’Aménagement du territoire, dans le but de trouver une issue apaisée en faveur des deux parties.

Vu la transversalité du projet et son coût, le ministre d’Etat Guy Loando Mboyo a sollicité la création d’une Commission interinstitutionnelle tant au niveau des décideurs que des experts sectoriels concernés pour la matérialisation dudit projet.

L’objectif étant d’engager leurs secteurs respectifs, d’harmoniser les procédures et voir la faisabilité de mettre en œuvre ce projet d’ampleur et à impact national.

La  première réunion entre la Commission interministérielle et les partenaires belges s’est tenue lundi 21 février 2022, à l’immeuble du gouvernement sous le pilotage du ministre d’État en charge de l’Aménagement du territoire, Guy Loando Mboyo, au cours de laquelle l’entreprise KinCo qui va exécuter la délocalisation de certains camps militaires dont Camp Kokolo, l’a présenté aux différents membres du gouvernement pour une vision et une compréhension commune avant sa matérialisation.

«Les ministres ont félicité KinCo pour son engagement et son courage dont il a fait montre depuis dix ans. Les différents ministres ont donné une position qui a été confortable pour KinCo», a déclaré le député national, José Lunguana qui s’est exprimé à l’issue de cette rencontre, au nom des partenaires belges.

Il sied de noter que le protocole entre le gouvernement congolais sous Matata Ponyo et le consortium belge, KinCo signé depuis 2016, a été réactivé avec la relance des discussions avec le gouvernement Sama Lukonde. Il vise la délocalisation de certains camps militaires afin d’améliorer les conditions de vie des éléments des FARDC, créer de l’emploi à des milliers de Congolais et moderniser la ville de Kinshasa.

Le ministre d’Etat Guy Loando Mboyo, qui informait le Conseil des avancées enregistrées dans la perspective de la mise en œuvre dudit projet, a également fait savoir que le projet du Pacte d’actionnaires de la Société de Développement et de Promotion Immobilière -SODEPI-, société mixte dédiée au projet «Fatshi City», a déjà été revu et finalisé au niveau de la Commission de structuration du partenariat.

La Commission technique qui a été mise sur pied auprès de l’Etat-major général des FARDC, a-t-il dit, a pris en charge des questions liées notamment à l’élaboration du Plan d’identification et de délocalisation de 21.000 familles, à la prise en compte des recommandations de la Maison militaire du Chef de l’Etat et des dispositions prévues dans la réforme de l’armée.

Il en est de même pour le camp Katindo à Goma qui doit également être délocalisé en vue de construire un nouveau camp militaire sur 50 hectares dans la localité Kingi-Katebe, groupement Kamuronza.

Les terrains du projet (relocalisation et sites actuels) devront être rendus disponibles pour la contre-expertise et la réévaluation des coûts en vue d’envisager les possibilités de constitution de l’hypothèque comme garantie collatérale de base.