octobre 26, 2020

Le Regard

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Félix Tshisekedi et ses députés doivent-ils démissionner?

Est-ce la vérité des urnes qui les rattrapent à la faveur de la désignation du simple délégué des Confessions religieuses à la CENI? Au vu des déclarations, la réponse serait plus plausible à l’affirmatif .

Hier vendredi 3 juillet, les députés et autres cadres de l’UDPS ont annoncé une marche contre l’entérinement de Ronsard Malonda comme délégué des Confessions religieuses à la CENI.

Après la publication des résultats des élections présidentielles et législatives de décembre 2018, et aujourd’hui encore, les évêques catholiques, se targuant de détenir la vérité des urnes sans jamais l’étaler au grand jour, et même la plateforme LAMUKA, qui se dit victime de ce «hold-up électoral», ne veulent plus entendre parler des membres de l’équipe sortante de la CENI.

Ronsard Malonda, secrétaire exécutif national de la centrale électorale est considéré par ces derniers comme le cerveau moteur de ce qu’ils qualifient de fraude électorale.

Pour la CENCO et LAMUKA, le Président de la République, Félix Tshisekedi a juste été nommé par le Président sortant, Joseph Kabila. Tous les autres élus, aussi. Et en toute logique, ceux de LAMUKA, y compris!

Cette thèse vient d’être épousée par le parti présidentiel. «L’UDPS estime que la démocratie véritable respire au travers des élections libres, démocratiques, transparentes et apaisées qui ne peuvent être possibles qu’avec une CENI composée de personnalités dignes, intègres et irréprochables bénéficiant de la confiance de tous », a-t-on lu dans le communiqué de l’UDPS signé Jean-Marc Kabund. Un aveu? Tshisekedi et Kabund reconnaitraient-ils un peu plus d’une année après, la victoire de Fayulu? En tout cas, les signaux sont là.

Mais seulement, l’UDPS qui s’est toujours voulue fer de lance du combat démocratique, devrait s’assumer jusqu’au bout. «Ils doivent tirer les conséquences. Félix Tshisekedi devrait, dans cette optique, présenter sa démission de la tête du pays, présenter des excuses au peuple congolais et à Fayulu, avant de se présenter à la justice», commente un analyste qui a requis l’anonymat.

Et d’ajouter: «Même les députés, toutes tendances confondues devraient faire alors de même». Puis celui-ci de cogner: « ainsi, après cette tabula rasa, nous pourrions repartir de zéro en appliquant les propositions de Fayulu d’organiser les élections après deux ans»

La marche de l’UDPS du 9 juillet 2020 déterminera à coup sûr, la suite des événements.

MD