14/12/2025

Le Regard

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Journée mondiale de la liberté de la presse:  Christian Bosembe fait mentir Félix Tshisekedi

En marge de la célébration de la 32ème  Journée mondiale de la liberté de la presse qui a eu lieu à l’hôtel Fleuve Congo à Kinshasa ce lundi 05 mai 2025, le président du Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la communication -CSAC-, Christian Bosembe, dans son discours, a tenté de flatter le Chef de l’État présent dans la salle.

«Sous votre mandat, aucun journaliste n’a été tué. Aucun journaliste n’a été arrêté ni torturé en raison de ses opinions. Aucune rédaction n’a été saccagée. Aucune chaîne n’a été fermée sur ordre des services», s’est-il adressé au Président de la République.

Ces propos qui ont provoqué un tollé dans la corporation, ont été vite contredits avec preuve à l’appui, par plusieurs  journalistes dont Patrick Lokala et Yves Buya.

«Halte à la flatterie ! Cher Christian Bosembe, le Président de la République n’a pas besoin de tous ces mensonges. À cause mon travail de journaliste, j’ai été arrêté et torturé devant mon épouse et mes deux enfants»,  dit Patrick Lokala.

Et d’ajouter : «Il est vrai que sous Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, notre pays a fait quelques progrès en matière de liberté de la presse ( référence faite à la loi Patrick Muyaya ), mais dire au Chef de l’Etat que les journalistes n’ont jamais été arrêtés ou fui le pays à cause de l’exercice de leur travail, est un gros mensonge qui ne passe pas dans l’opinion».

Et Yves Buya de le renchérir avec image à l’appui : «Christian Bosembe, me voici à Makala! Nous sommes en 2022. Pourquoi vouloir mentir Fatshi?».

Certains journalistes n’ont tardé d’évoquer les cas Pero Luwara, journaliste exilé, Steve Wembi, journaliste exilé, ⁠Stanis Bujakera, journaliste emprisonné, Patient Ligodi, tabassé par la police et humilié en plein reportage lors d’une marche de l’opposition et Patrick Adonis, journaliste tué.

Rédaction