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L’Université des sciences de l’information et de la communication -UNISIC- ex-IFASIC, autrefois symbole de rigueur académique et de prestige, traverse une crise financière sans précédent actuellement. À en croire certains membres du corps scientifique et du personnel, depuis l’arrivée du recteur Kambayi Bwatshia, qualifié par certains de « Tout-Puissant », la gestion de l’université soulève de nombreuses interrogations et met l’ensemble du personnel dans une situation de précarité alarmante.
Primes en retard, personnel en détresse
Longtemps respectée, la tradition qui voyait le personnel recevoir leurs primes le 20 de chaque mois a volé en éclats sous l’administration actuelle. Selon des sources internes, seules les primes de janvier et février ont été payées pour l’année académique en cours. Depuis, c’est le silence absolu. Le personnel n’a plus les moyens de subvenir à des besoins élémentaires, comme se déplacer pour se rendre à l’université.
Pire encore, le comité dirigé par Kambayi a annoncé qu’il n’y aura que 9 mois de prime cette année, bien en deçà des 12 mois traditionnels, selon les mêmes sources. Une décision justifiée par des « engagements pléthoriques » pris sans respect des normes établies. La gestion de l’année précédente a été tout aussi chaotique, avec des caisses totalement vidées, forçant l’université à puiser dans le budget de cette année pour éponger les arriérés de 2023-2024.
Une université au bord de l’effondrement
La situation financière actuelle reflète un véritable naufrage administratif. La stratégie du comité actuel, marquée par des recrutements excessifs et des dépenses non justifiées, a plongé l’établissement dans une instabilité chronique. En seulement trois ans, l’UNISIC a vu son prestige s’éroder, mettant en péril ses 50 années d’excellence académique.
L’inaction des autorités inquiète
Tous les regards se tournent désormais vers la ministre de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, Marie-Thérèse Sombo. Mais, selon plusieurs voix critiques, la ministre, proche de la famille du recteur, semble indifférente à la descente aux enfers de l’université. Cette attitude d’inaction a alimenté frustration et colère, tant au sein du personnel que chez les étudiants.
Quand la rue deviendra juge
Alors que l’UNISIC sombre dans l’indifférence générale, une idée se précise : si les autorités ne se mobilisent pas pour sauver cette institution, la rue parlera, estime le personnel. Selon ces mêmes sources internes, le personnel et les étudiants envisagent de recourir à des actions de contestation pour exprimer leur mécontentement face à cette situation jugée insoutenable. La voix de la rue pourrait bien devenir la seule alternative pour redonner à l’UNISIC son aura d’antan.
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