Depuis un bon bout de temps, les jeunes boyomais se livrent aux pratiques paresseuses. Au lieu de travailler, faire ne fût-ce que des petits businesses, ces jeunes boyomais ont opté pour le hasard et la mandicité à ciel ouvert.
Chaque matin à la première heure, ils se pointent devant les différents guichets des paris sportifs pour se procurer des programmes. À l’exception du guichet central, ces guichets sont implantés dans tous les quartiers de chacune de six communes.
Hormis Pari sportif, ces jeunes gens se mobilisent pour barrer la route aux paisibles passants afin de leur soutirer de l’argent, de grès ou de force.
Très souvent, en cas d’une information nécrologique dans les quartiers, ils envahissent les rues de Kisangani afin de forcer la main aux passants, sous prétexte de faire la cotisation funèbre pour la famille éplorée. Enfin de compte, ils se le partagent et s’en servent pour la boisson et autres.
Outre ces pratiques, ils se livrent sans ambages au cambriolage. Il existe des coins de la ville qui sont infréquentables pour certaines heures.
Ce qui est pitoyable, c’est que ces jeunes inciviques sont connus de nom et de visage. Mais ils demeurent intouchables au vu et au su de la police.
L’affairage, l’oisiveté et la paresse ont des sérieux impacts néfastes dans cette ville de Kisangani. Si les autorités compétentes n’interviennent pas, Kisangani deviendra une jungle.
Joël Konalowo depuis Kisangani
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