La Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO- a condamné ce jeudi 12 juin 2025, les propos diffamatoires du ministre des transports, Jean-Pierre Bemba, à son égard.
Elle a dénoncé des accusations graves, sans preuve, s’étonnant du silence des institutions du pays. Elle appelle à la paix, se réserve le droit de saisir la justice et invite les fidèles à prier pour le concerné.
Lors d’une interview accordée à Top Congo FM, dernièrement, le vice-premier ministre, ministre des Transports, voies de communication et désenclavement, Jean-Pierre Bemba a révélé ce qu’il qualifie, lui, d’un plan d’évincement du régime en place par l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila, en complicité avec Moïse Katumbi, l’ancien gouverneur de l’ex-Katanga, et certains acteurs de la CENCO qui cherchent également à éliminer le président Félix Tshisekedi.
La CENCO qui a qualifié ces allégations «Des inepties», se dit «consternée, mais pas surprise». À l’en croire, Bemba «s’est attribué un rôle extrêmement dangereux : celui de proférer, avec une légèreté déconcertante, des allégations gratuites et infondées ».
«Il y a lieu de se demander si, à travers ses propos, M. Bemba ne cherche pas à ramener le pays à l’époque où il avait fait tuer des innocents à Kisangani et à Kinshasa», s’est interrogé Mgr Donatien Nshole.
Par ailleurs, la CENCO s’étonne qu’aucune réaction des institutions de la République, ni de la hiérarchie de Bemba, n’ait encore été enregistrée, malgré la gravité de ses déclarations.
«Normalement, le procureur général près la Cour de cassation, ainsi que l’Assemblée nationale, devraient se saisir d’office», conclut le prélat catholique.
Rédaction
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