octobre 31, 2020

Le Regard

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«Mygoldrev»: son avenir scellé

 

Selon l’autorité monétaire, cette structure, présentée comme une «société pyramidale», réalise une opération d’escroquerie de masse. D’où, sa demande, à l’attention des autorités ampliatrices, notamment le PM, les VPM de l’Intérieur et de la Justice et le ministre des Finances, de notifier aux responsables de cette structure non agréée l’injonction de cessation immédiate de toutes leurs activités

La Banque centrale du Congo -BCC- a scellé l’avenir en sollicitant des autorités gouvernementales «la cessation immédiate» des activités de «Mygoldrev» qui, d’après l’autorité monétaire, relèvent des «techniques de la collecte de l’escroquerie de masse».
Dans une correspondance, la BCC a expliqué que les activités de cette «société pyramidale» portent en elle «le risque opérationnel pour manque d’organisation interne efficiente et d’absence de la protection réglementaire pour couvrir les pertes en cas de défaut ou de cessation d’activité». Elles portent également le «risque de blanchiment des capitaux et de financement du terrorisme, les risques financiers liés à l’extrême volatilité des bitcoins et autres crypto-actifs ainsi que les risques de cyber-attaque et de vol de cette monnaie virtuelle».

Selon la BCC, Mygoldrev opère la collecte illégale de l’épargne auprès du public sans la moindre inquiétude. Cela, soutient-elle, favorise la poursuite de ces transactions d’escroquerie qui agrandit au fur et à mesure le cercle des victimes, au point où il y a de fortes évidences de compromettre dans un avenir la paix sociale et la sécurité publique.
La BCC, formelle, informe de l’existence illégale des opérations menées par «Mygoldrev».
«Je relève que votre structure qui fonctionne sous le label de MYGOLDREV effectue les opérations réservées aux établissements de crédit, notamment la collecte de l’épargne et la gestion des moyens de paiement en violation de la loi relative à l’activité et au contrôle des établissements des crédits ainsi que la loi fixant les règles relatives à l’activité de la micro-finance en RDC», explique la BCC dans sa correspondance.
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