20/04/2024

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

RDC: près de 7 mois après leur arrivée à la tête du CAMI, le DG Mabolia et son équipe rétablissent l’ordre dans le secteur minier congolais

De gauche à droite, le Président du Conseil d'administration, Crispin Mbindule Mitono et Jacques Muyumba Ndubula, Directeur Général Adjoint, ainsi que Le Directeur Général du Cadastre minier, Popol Mabolia Yenga au milieu.

Le Directeur Général du Cadastre minier, Popol Mabolia Yenga, Jacques Muyumba Ndubula, Directeur Général Adjoint et le Président du Conseil d’administration, Crispin Mbindule Mitono, ont échangé lundi 26 février 2024 avec les parties prenantes du secteur des mines dont GLENCORE, SOKIMO et tant d’autres, autour des thématiques liées à la gestion du domaine minier.

Cette équipe dirigeante du Cadastre minier-CAMI- a, par le biais de son DG, devant presse et parties prenantes, au siège du CAMI situé dans la commune de la Gombe à Kinshasa, fait la restitution de leur prestation durant près de 7 mois, à l’occasion de  leurs 100 premiers jours au sein de cette entreprise publique. Dans son speech, le DG Mabolia a présenté les avancées remarquables qui se sont faites depuis leur arrivée à la tête cet établissement de l’État congolais.

Selon lui, son équipe a réussi à récupérer environ 10 000 km² de gèle des concessions ne respectant pas la loi. Ces concessions qui représentent plus de 1000 titres miniers, soit un tiers, sur les 3050 toutes catégories confondues, sont répertoriés à ce jour par le CAMI. Elle a également réussi l’augmentation de frais de droit superficiel qui est passé de 1000$ à 5000$, dans le but de décourager les cumulards de carrés miniers.

«D’abord, il n’y a jamais eu un Conseil d’administration au sein du CAMI. Il a fallu installer le Conseil d’administration. Ensuite, il y a plein de permis qui ont été donnés, plus de 3000. Nous avons revisité la situation de ces permis et avons vu qu’il y avait beaucoup de problèmes, la loi n’était pas respectée. Pour ce, nous avons donc procédé à l’assainissement du Cadastre minier. Nous avons aussi regardé l’application de la loi dans le contexte du cadastre minier, en ce qui concerne le commencement des travaux, les empiètements… Nous avons donc nettoyé le fichier cadastral. Et aujourd’hui plus de 10.000 Km² de carrés miniers ont été récupérés», a expliqué M. Mabolia.

Et de préciser : «Il y a des carrés miniers qui ont été récupérés et qui possèdent des informations. Avant de les remettre, c’est le Service géologique national qui va décider si nous devons les remettre ou faire un appel public, parce que comme quelqu’un a déjà travaillé, il y a une valeur ajoutée. Pour les permis de recherche, nous les remettons. Nous collaborons avec le Service géologique national du Congo pour redessiner la carte, et voir où se trouvent ces carrés afin de voir de quelle manière on peut, soit leur redonner, ou soit créer des zones d’exploitation artisanale pour pouvoir répondre aux instructions du Président de la République Félix Tshisekedi, qui nous avait demandé de créer un peu plus des zones d’exploitation artisanale, surtout dans la région de Kolwezi, lorsqu’il y a effectué une visite dernièrement. Donc, nous sommes en train de travailler là-dessus».

Pour le DG Mabolia, cette récupération permet aux entreprises minières et aux investisseurs d’avoir encore un peu plus d’espaces pour leurs activités. Selon lui, une proposition de radiation de plus de 100 titres miniers appartenant à des personnes physiques(contraire à la loi), a été faite au ministère des mines.

Un autre constat c’est qu’après l’analyse du fichier cadastral, environ une dizaine seulement, les compagnies qui paient au moins 50% de redevances minières : «La quotité versée au cadastre minier, qui est de 50% des redevances, était payée en intégralité. Mais l’autre 50% qui revenait à la DGRAD n’était souvent pas versé. Nous avons donc conditionné l’octroi du certificat aux compagnies au paiement de 100% de quotité. Cette instruction est en train d’être suivie».

Après ces moments fructueux d’échanges, les invités ont été soumis à une visite guidée conduite par le patron du CAMI. M. Mabolia a pris soin de faire visiter les parties prenantes et la presse, tous les départements du CAMI avec des explications claires.

René Kanzuku