Après sa démission du gouvernement, l’ancien ministre d’État de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba se trouve face aux juges de la Cour de cassation. Poursuivi pour détournement de fonds destinés à la construction d’une prison à Kisangani, il a tenté sans succès, avec le collectif de ses avocats, de faire suspendre la procédure lors de la dernière audience le mercredi 30 juillet.
Malgré qu’ils aient saisi la Cour constitutionnelle en contestation de la décision de l’Assemblée nationale d’autoriser les poursuites contre Constant Mutamba à l’issue d’un vote à main levée.
Le scrutin, selon les avocats de l’ancien ministre de la Justice, aurait dû se dérouler à bulletins secrets. La prochaine audience est fixée ce lundi 04 août 2025.
Pendant ce temps, selon les informations parvenues à notre rédaction, c’est la chasse aux sorcières au sein du cabinet où certains membres proches de Mutamba subissent un traitement injuste sans précédent. Ils seraient tantôt accusés de tentative d’empoisonnement contre le ministre de la Justice intérimaire, Samuel Mbemba, tantôt de détournement de frais de fonctionnement de la cellule de communication.
Notre source renseigne également que d’autres parmi ces membres, reçoivent des menaces répétitives anonymes visant leur intégrité et seraient d’ailleurs en cavale dont Michel Bankamba, Charles Mutombo Numba, Emmanuel Bolikambe, Gaël Pezo Dovelle, Vivianne Niati.
Par ailleurs, le Directeur de cabinet de l’ancien Ministre Mutamba, professeur Alidor Kahisha Munemeka venait de tirer sa révérence en Turquie où il séjournait. Plusieurs médias sociaux parlent d’un décès occasionné par un empoisonnement.
Rappelons qu’en 2024, le cabinet du ministre d’État, ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Constant Mutamba avait exprimé de vives inquiétudes à la suite d’une série d’incidents troublants survenus dans ses bureaux, y compris un empoisonnement et une intrusion par effraction.
Dans un communiqué, le cabinet du ministre avait révélé que la police scientifique avait découvert des preuves inquiétantes d’empoisonnement dans le bureau du ministre et l’antichambre adjacente.
Les experts avaient trouvé « une poudre blanche répandue à plusieurs endroits, un liquide suspect versé dans le réfrigérateur, et une intoxication des toilettes par un produit dégageant un gaz piquant ».
Ces substances ont conduit à des cas d’empoisonnement parmi plusieurs membres du cabinet qui ont été diagnostiqués positifs et sont actuellement sous traitement médical.
Landry Gombo
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