À quatre jours de la marche annoncée par la Coalition Article 64 -C64-, les tractations s’intensifient autour de la recherche d’un compromis politique.
Les responsables de la Conférence épiscopale nationale du Congo -CENCO- et de l’Église du Christ au Congo -ECC- ont reçu, ce samedi à Kinshasa, les principaux leaders de l’opposition afin d’échanger sur le processus de dialogue national inclusif et de les convaincre de reporter la manifestation prévue le 22 juillet 2026.
Des sources proches des organisateurs renseignent que les deux grandes confessions religieuses plaident en faveur d’un «cadre apaisé» susceptible de favoriser un dialogue politique sans tensions. Elles estiment qu’une marche dans le contexte actuel pourrait accroître les risques de dérapages et compromettre les efforts de décrispation politique.
Depuis plusieurs mois, la CENCO et l’ECC multiplient les consultations avec les différentes forces politiques et sociales dans l’objectif de rapprocher les positions de la majorité présidentielle, de l’opposition et des autres acteurs nationaux autour d’un dialogue qu’elles souhaitent inclusif.
Pendant que ces échanges se poursuivaient, la Coalition Article 64 tenait simultanément une conférence des présidents à Limete. Cette réunion devait déterminer si la plateforme maintiendrait ou non la marche du 22 juillet, devenue un symbole de la contestation contre le pouvoir.
À l’issue de cette rencontre, les responsables de la coalition étaient attendus pour annoncer leur position officielle sur le maintien ou le report de la manifestation.
La marche du 22 juillet intervient dans un climat politique particulièrement tendu. La C64 accuse le pouvoir de restreindre les libertés publiques et de vouloir écarter les revendications de l’opposition, tandis que la majorité présidentielle, réunie au sein de l’Union sacrée de la Nation, prépare également une grande mobilisation populaire le même jour.
Cette concomitance fait craindre des tensions sécuritaires dans la capitale, d’où les appels répétés des médiateurs religieux à privilégier le dialogue plutôt que l’affrontement dans la rue. La décision que prendra la Coalition Article 64 sera donc déterminante pour la suite du processus politique.
Si un report de la marche pourrait être interprété comme un geste d’ouverture envers la médiation de la CENCO et de l’ECC, son maintien traduirait la volonté de l’opposition de poursuivre la pression populaire malgré les appels à l’apaisement. Dans tous les cas, les prochaines heures s’annoncent décisives pour l’avenir du dialogue national et pour la stabilité politique du pays.
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