Les tensions entre le pouvoir et l’opposition en République démocratique du Congo continuent de s’intensifier, à quelques jours de la marche du 8 juillet 2026 contre le changement de la constitution.
Ce dimanche 28 juin 2026, le secrétaire général du parti de Delly Sesanga, Rodrigue Ramazani, a affirmé que le président de son parti a été empêché d’embarquer à l’aéroport international de N’djili alors qu’il se rendait à l’étranger pour des soins médicaux ce dimanche 28 juin 2026.
Selon la même source, les agents de l’immigration lui ont signifié qu’il devait se présenter à la Cour de cassation, sans lui notifier aucun grief précis.
Delly Sesanga devait effectuer, précise-t-il, un contrôle médical à la suite d’une blessure par balle qu’il aurait subie lors du sit-in organisé par la Coalition Article 64 -C64- le 12 juin dernier. Le Sg Ramazani soutient que les services de la Direction générale de migration -DGM- ont confisqué le passeport de l’opposant, l’empêchant ainsi de voyager.
Ces affirmations ont été confirmées par Delly Sesanga, lui-même, au micro du confrère Stanis Bujakera, dans un appel téléphonique.
Cette nouvelle affaire intervient dans un climat politique particulièrement tendu, marqué par une montée des divergences entre le pouvoir en place et plusieurs figures de l’opposition regroupés au sein de la C64 qui multiplient des activités de terrain contre le changement de la constitution souhaité par le Président Tshisekedi.
Ces dernières semaines, plusieurs manifestations, sit-in et prises de position sur les réformes institutionnelles ont ravivé les tensions sur la scène politique congolaise.
Pour les proches de Sesanga, cette mesure s’inscrirait dans une série d’actions visant à restreindre les activités des leaders de l’opposition.
Jusqu’à présent, les autorités compétentes n’ont pas publiquement réagi aux accusations formulées par Delly Sesanga et le secrétaire général de son parti .
Cet incident pourrait alimenter davantage les critiques de l’opposition, qui dénonce régulièrement un rétrécissement de l’espace démocratique, tandis que le gouvernement affirme agir dans le strict respect des lois de la République.
En attendant une éventuelle réaction officielle de la DGM ou du gouvernement, cette affaire risque de relancer le débat sur les libertés publiques et les droits des acteurs politiques dans un contexte où le dialogue entre les différentes forces politiques demeure fragile.
René Kanzuku
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