À Bokoro, localité du territoire de Kutu dans la province de Mai-Ndombe, en République démocratique du Congo, la justice foire. Il s’agit d’une histoire qui laisse à désirer.
Tout a commencé au mois de juin dernier lorsqu’un infirmier a fait avorter une fille de la tribu Sakata. Le processus ayant capoté, la concernée va perdre la vie. Une situation qui suscitera un soulèvement populaire de la communauté Sakata à Bokoro contre les Tetela. Les Sakata vont violer les Tetela, piller et saccager leurs biens.
Vu la gravité de ce conflit ethnique, le député Abdon Etina Bekile Ipan, un Sakata élu de la circonscription électorale de Kutu, est intervenu pour instaurer la paix.
Profitant de l’occasion, les Tetela vont saisir l’occasion pour exprimer leur desiderata concernant la perte de leurs biens autres, pillés et saccagés par les Sakata, auprès de leur frère le Sakata, le député Abdon.
Les ayant entendus, le député Abdon Etina Bekile va se porter garant de payer leurs biens. Les Tetela vont alors choisir Monsieur Alphonse Onyangila Kombe comme leur représentant auprès du député pour le recouvrement.
Le député Abdon va faire une promesse de tout payer en l’espace d’un mois, soit en début août 2019.
Un mois après, le député Abdon Etina fait volte-face. Il ne veut plus recevoir Monsieur Alphonse Onyangila Kombe, représentant de la communauté Tetela.
Après insistance de la part de Monsieur Kombe, le député Etina entreprend des menaces de mort contre sa personne et sa famille.
Dans l’entre-temps, Monsieur Alphonse et sa famille subissent la pression de ses frères Tetela, l’accusant d’avoir détourné l’argent dont le député Etina avait promis.
C’est ce qui va pousser Monsieur Alphonse Onyangila Kombe de porter plainte contre le député Abdon à Mai-Ndombe, à Inongo, pour sauver sa peau.
Invité à mainte reprise à la justice, le député Abdon va refuser de se présenter. En retour, il va intensifier des menaces de mort contre Monsieur Alphonse Onyangila Kombe et sa famille.
Salon les mêmes sources, Monsieur Alphonse et sa famille sont dans une insécurité très grandissante. Ils reçoivent des menaces chaque jour venant des inconnus, par des appels téléphoniques, physiquement, en plein air… Ils appellent la justice à intervenir d’urgence pour que leur vie soit épargnée.
Musadi Magawa M.
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