octobre 18, 2021

Le Regard

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«Fatma, Jerusalem nous a trahi»: Dieuleveut Butey signe son 4ème livre

 

Ecrivain RD-congolais vivant à Cologne, en Allemagne, philanthrope et ambassadeur international des droits humains certifié par l’Organisation des Nations unies, Dieuleveut Butey Bulary a fait son entrée dans le monde littéraire en septembre 2018, avec la parution de son tout 1er livre, «Le Réfugié» dans les éditions Edilivre à Paris, en France. Du haut de ses trois ans de carrière dans les lettres, Dieuleveut Butey compte déjà trois livres à son actif. Hormis «Le Réfugié», il a également publié «Fin du monde» via les éditions Edilivre toujours, en mai 2020, et «Entre la drogue et la prison, je suis né- Kikwansiel», sorti en décembre 2020 dans Le Lys Bleu Editions à Paris. Dans une interview exclusive accordée mardi 17 août 2021 au journal Le Regard, cet activiste engagé et humaniste annonce la publication imminente de son 4ème ouvrage intitulé « Fatma, Jérusalem nous a trahi » d’ici décembre 2021. A l’en croire, à travers ce livre de fiction tiré des faits sociaux, d’une centaine de pages, il veut faire passer un message d’amour, de paix et de liberté de choix. L’auteur relate l’histoire d’un jeune homme villageois de la province du Bandundu en RD-Congo, qui obtiendra une bourse d’étude pour l’Israël. Arrivé à Jérusalem, ce jeune de la tribu « Yansi » tombera amoureux d’une hiérosolymite, alors qu’une autre femme traditionnelle(Kitshuil) lui imposée par ses parents, l’attendait au village…  Interview.

Bonjour Dieuleveut Butey Bulary, vous êtes écrivain, ambassadeur international des droits humains et philanthrope. Vous préparez la sortie de votre nouvel ouvrage intitulé “Fatma, Jérusalem nous a trahi”. Que peuvent attendre vos fidèles lecteurs à travers le monde, de cette nouvelle œuvre littéraire ?

En ce 21ème siècle, le monde secoué par des catastrophes naturelles, guerres ethniques et religieuses. Mon livre est écrit dans l’objectif d’apporter un message de paix, d’amour et de liberté de choix au peuple du monde entier. C’est pour cette raison que, quelque part dans mon livre, j’ai dit « Fatma, si milles religions ne parviennent pas à rassembler les humains, notre amour sera ce seul soleil rayonnant qui éclairera la terre ».  Comme d’habitude, mes livres sont toujours tirés des faits sociaux. Alors, je garantis mes lecteurs de découvrir à travers ce bouquin, mes mots seront pour eux, un enseignement profond sur l’amour, la paix et la liberté de choix. Etant ambassadeur des droits humains, j’ai comme devoir de prodiguer des conseils par le biais de mes écrits. Mes lecteurs ne seront encore une fois de plus, pas déçus.

Pourquoi avez-vous seulement choisi la ville de Jérusalem ?

Jérusalem pour moi, est la ville centre de tous les débats. Parlant de la diversité religieuse, Jérusalem regorge en son sein, nombreuses religions. C’est ce qui fait d’elle la ville sainte de ces différentes religions, mais aussi le centre de conflits entre croyants. Loin de moi l’idée d’intoxiquer les croyants ou encore d’ouvrir une porte pour les guerres fratricides. J’ai écrit ce livre sur base des faits qui se produisent souvent entre amoureux, issus des différentes origines ou encore de différentes communautés religieuses. Ces personnes sont enivrées d’amour, mais butées à certaines règles établies soit par leurs croyances religieuses, soit par leurs communautés respectives. Il est rare de nos jours de voir deux personnes issues des différentes religions, décider de faire route ensemble dans un mariage et autres. Alors, Jérusalem est la ville où l’on trouve les deux plus grandes communautés religieuses du monde, christianisme et l’islam qui, jusqu’à preuve du contraire, ne parviennent pas à demeurer dans l’harmonie. Et dans tout ceci, ce sont des petits amoureux qui en souffrent, ne parvenant pas à exprimer leurs propres choix, sentiments…

Ne craignez-vous pas les répercussions en utilisant le nom Jérusalem dans la trahison ?

J’estime que l’on vit dans un monde où chacun a droit à la liberté d’expression. Il est vrai que l’on dit qu’il faut parler que lorsque vos mots sont plus forts que le silence. Mais pour mon cas, il est mieux de libérer ma pensée que de mourir avec. Étant certifié ambassadeur international des droits humains, je n’ai peur que du Dieu créateur et prêt à mourir pour mes pensées, car c’est ce qui fait mon identité. On identifie souvent une personne à travers ses pensées. Certes, il y a des terres ou hommes intouchables, mais je me place aussi souvent derrière les faibles.

Dans votre dernier livre paru en décembre 2020, intitulé “Entre la drogue et la prison, je suis né”, vous avez parlé d’un nom un peu compliqué “Kikwansiel”. Dans “Fatma, Jérusalem nous a trahi”, vous citez un autre nom compliqué “Nfung’Itha”. De quelle origine tirez-vous ces noms?

J’ai l’habitude de choisir des personnages dont les noms renvoient les lecteurs aux questions après la lecture de mes livres. Je dirais simplement que je suis un amoureux de la culture, de l’art et surtout de l’histoire. Je suis d’origine de la République Démocratique du Congo et plus précisément de la province du Bandundu, étant arrière-petit-fils du grand Roi Munim, Roi de la dynastie Maniey, j’ai toujours voulu faire renaître mes origines à travers des noms des personnages de mes livres. Kikwansiel est un arbre qui se trouve dans le village de Mibulu, village de ma mère. Il est réputé par sa durée de vie qui tend vers 2 siècles voir plus. Nfung’Itha est un nom composé, Nfung qui est un instrument de musique Yansi et Itha se rajoute pour en faire un nom, d’ailleurs il existe un groupe musical au nom de Nfung’Itha qui joue jusqu’aujourd’hui. Je veux juste valoriser la culture Yansi, mais d’une autre manière.

Parlez-nous brièvement de l’histoire racontée dans “Fatma, Jérusalem nous a trahi”.

Dans ce livre, j’essaie de retracer l’histoire d’un jeune prince Yansi qui ira dans l’autre bout du monde à Jérusalem, croisera la femme de sa vie, mais leur couple était manifestement controversé par les religions et les coutumes, de part et d’autre.

D’où avez-vous tiré cette inspiration ?

Écrire un livre sur ce qui pouvait aller au-delà de la religion a toujours été mon plus grand souhait. Mais avant tout, il fallait d’abord braver la peur. En vivant dans plusieurs pays, j’ai appris différentes cultures. J’ai été fasciné par la manière de vie des certains peuples. Lors de mes voyages, une chose m’a toujours surpris ; la manière dont beaucoup considèrent ce qui est sacré, dont la religion et la tradition. Ces choses font le socle de la société, elles sont aussi les clefs qui verrouillent les portes à ceux qui ne sont pas issus de ce peuple ou communauté.

Quelle leçon peut-on tirer de ce livre ?

Au-delà de toutes les croyances religieuses créées par l’homme, se cache l’amour. Cet amour est considéré comme le degré le plus élevé de la religion. Mais, pour y atteindre, il faudra comprendre que la religion n’est qu’une théorie non existentielle.

Avez-vous d’autres projets de livre ?

J’écris pour étouffer mes pleurs et briser mes peurs. J’écris pour transformer mes douleurs en un bonheur. Depuis la perte tragique de mes frères, écrire est devenu pour moi une thérapie qui guérit mes blessures les plus enfouies. Je ne vis plus sans écrire. Je pense qu’écrire serait une façon pour moi de rester immortel sous cette terre des hommes mortels. Et en ce moment, je suis en train d’écrire mon 5ème livre. C’est ainsi que les autres livres suivront suivant les inspirations et thématiques, car écrire n’est pas un grand honneur, mais plutôt une faveur.

Un mot pour le journal LE REGARD

Comme le dit son nom, je pense que « Le Regard » est ce journal qui projette son regard vers les personnes dans l’ombre, pour les mettre devant la lumière. En suivant régulièrement cet hebdomadaire d’informations générales, je me réjouis de voir combien les jeunes, malgré tout ce qu’ils peuvent avoir comme défis à relever, parviennent de sortir du lot et nous donner une belle image d’un avenir radieux dans le domaine de l’information. Je souhaite tout le bonheur de ce monde à ce beau et riche journal qui n’hésite pas à aider les jeunes dans l’entrepreneuriat. Que Dieu vous bénisse et vous accompagne jusqu’au sommet et merci pour tout.  

Propos recueillis par René Kanzuku