octobre 28, 2020

Le Regard

De l'information fouillée et vérifiée

Les autres Chefs religieux pas informés de l’ordre du jour de la réunion annoncée pour ce week-end

Des représentants des confessions religieuses assistant à la célébration de la messe dite le 16/01/2017 à Kinshasa en mémoire de Laurent Désiré Kabila, président de la RDC décédé il y a 16 ans. Radio Okapi/Ph. John Bompengo

Le site de la radio Top Congo a publié ce matin une information qui a fait le tour des réseaux sociaux : «Désignation du président de la CENI, les religieux en réunion ce week-end (ECC)». Dans le souci de contrevérifier la nouvelle, la rédaction de Le Regard a contacté des Confessions religieuses autres que l’église du Christ au Congo et l’église catholique. Ce, parce qu’il est de notoriété publique qu’il s’est créé deux blocs parmi les confessions religieuses. Les résultats de notre mini-enquête l’attestent.

Les religieux contactés au téléphone nous confirment avoir été appelés le mardi soir par l’abbé Nshole ou le révérend Eric Nsenga pour assister à une réunion de la plateforme prévue le vendredi 11 septembre au Centre interdiocésain.

Cependant, ces religieux déclarent n’avoir pas été informés de l’ordre du jour de cette réunion. Ils disent avoir appris dans les réseaux sociaux l’objet de cette rencontre.

Pourtant sur Top Congo, Eric Nsenga, présenté comme porte-parole de l’ECC a confirmé : «D’ici la fin de la semaine, il y aura une réunion de la plateforme des Confessions religieuses pour statuer sur le dossier de désignation du candidat président de la Commission électorale nationale indépendante».

Ce pasteur protestant a également affirmé que «des consultations continuent au niveau de chaque confession religieuse pour essayer de réfléchir, d’abord, à l’interne pour voir comment affronter les choses à partir de la rentrée parlementaire de septembre».

Ce que les autres religieux ne confirment pas. Ils ont confié à notre journal que le dossier de la désignation du délégué des confessions religieuses appartient effectivement au passé. Ils s’en sont dessaisi en remettant le procès verbal au Bureau de l’assemblée nationale qui a, du reste, entériné le choix de Malonda. Et depuis lors, cette question appartient aux institutions.

Il y a de quoi s’étonner! Entre eux, les religieux ne jouent pas franc jeu. De toute évidence, ils nagent en pleine politique, entreprenant des démarches qu’on pourrait dire insidieuses. Sinon, pourquoi le pasteur protestant s’est-il empressé de véhiculer dans les médias l’ordre du jour de la réunion de la plateforme sans prendre soin d’en informer les premiers concernés? Pourquoi comme de principe, n’y a-t-il pas eu une réunion de leur secrétariat technique pour préparer cette réunion déjà controversée?

Rappelons que l’ECC et l’église catholique avaient déclaré en juin, au lendemain de la désignation de Malonda, que la priorité pour elle, était aux réformes électorales et non à la restructuration de la CENI.

Malala Joseph