30/09/2022

Le Regard

De l’information fouillée et vérifiée

RDC: Médecins D’Afrique poursuit la matérialisation du projet PBF


Yannick Kalonji Mbuyi, médecin expert en santé publique, coordonnateur terrain à l’ONGI Médecins d’Afrique -MDA/RD-Congo- du projet intitulé : « Evaluation de l’impact du financement basé sur la performance en RDC » -PBF-, un projet de la Banque mondiale-BM-, a indiqué au cours d’un entretien téléphonique accordé au journal Le Regard lundi, en directe de la ville de Bandundu où se tient la formation des enquêteurs dudit projet, que MDA est vivement déterminée à poursuivre les activités de la matérialisation dudit projet en RD-Congo.

Lesdites activités ont été arrêtées momentanément suite à l’avènement de la pandémie à Covid19. A l’en croire, il est indispensable de bien exécuter ce projet dans la mesure où, celui-ci a un apport énorme dans le système sanitaire RD-congolais en donnant un aperçu objectif sur la performance dudit système de santé.

Le système sanitaire RD-congolais ne souffrira plus d’un seul problème de performance surtout pas de financement. C’est la raison de la mise en œuvre du projet PBF.

Selon Docteur Yannick, le projet PBF qui se doit être évalué sur base de 4 éléments dont l’accès aux soins essentiels, la qualité de ces soins essentiels, la résilience aux chocs et la demande effective de la communauté de ces soins essentiels, apportera une évolution remarquable dans le système de santé en RD-Congo.

Car, il poursuit, en même temps, le but de donner une réponse pratique à la question qui a été posée sur « la nationalisation du PBF comme stratégie d’opérationnalisation du système sanitaire en RD-Congo en rapport avec les Objectifs de développement durable -ODD-, vision 2030 ».

Le coordonnateur terrain du projet PBF a par ailleurs renseigné qu’il s’agit précisément d’un projet de la Banque mondiale mis en place depuis l’avènement du Programme national pour le développement du système de santé RD-Congo par le ministère de tutelle en 2005. Expliquant que le projet PBF actuel est réellement une évaluation de l’impact du financement basé ou fondé sur la performance en RD-Congo ce qui veut dire, un ensemble d’actions programmées, qui seront menées par MDA/RD-Congo pour évaluer les PBF en pleine activité dans le pays à la fin, Dr. Yannick Kalonji estime, en outre, que le choix porté sur MDA par les bailleurs se justifie d’abord, par des compétences de l’organisation en matière de gestion des projets, ensuite, par son efficacité à matérialiser les projets sanitaires mais, aussi et surtout par rapport à la pertinence des résultats du travail abattu précédemment par MDA sur le même projet.

Le PBF, a-t-il relevé, est appliqué par le gouvernement RD-congolais par le biais du ministère de la santé. « C’est une stratégie d’exercice ou de fonctionnement qui a été évaluée en début de parcours par MDA en 2015, à mi-parcours en 2017 par AXE et ce que nous faisons maintenant c’est une évaluation en fin de parcours ou l’évaluation de l’impact », a-t-il confié en renseignant que la Banque Mondiale qui est le bailleur, regorge l’investigateur principal qui se nomme Gil Shapira.

« L’initiative du travail que réalise MDA, est née du besoin propre du gouvernement RD-congolais à évaluer l’impact de ceci. Pratiquement, MDA s’occupe du collecte des données, de la gestion des données et du suivis et évaluation des données purement socio-sanitaire c’est-à-dire qui concerne deux types d’établissements notamment: sanitaire -toutes les formations ou structures sanitaires qui fournissent des soins et services de santé- et social -tous ces regroupements qui constituent la base de la société ou les ménages-», a-t-il fait savoir.
58 zones de santé dans six provinces de la RD-Congo sont prises en compte
Dr. Yannick Kalonji a également souligné que pour ce travail qui rentre dans le cadre de ses programmes d’action, MDA récolte des données dans six provinces du pays, Kwango, Kwilu, Mai-Ndombe, Haut- Katanga, Haut-Lomami et Lwalaba, Pour un total de 58 zones de santé notamment :13 au Kwango, 22 au Kwilu, 9 dans le Mai-Ndombe, 3 dans le Haut-Katanga, 8 dans le Haut-Lomami et 3 au Lwalaba.

Aussi, l’exécution du projet, raconte-t-il, couvre une période de 5 mois -durée de la grande investigation- sur lesquels il faudrait ajouter 4 autres mois pour permettre l’avènement des activités supports du projet -ensemble d’actions pour préparer la grande investigation, la mobilisation des ressources matérielles, humaines, spéciales, financières, temporaires et informationnelles-.

« Le projet qu’exécute MDA est financé par la Banque mondiale et le gouvernement RD-congolais à travers l’Unité de gestion du PDSS -UGPDSS-. Au départ, le projet avait deux coordinations et actuellement il y en a trois car on a ajouté la partie Nutrition. Lancé officiellement le c’est depuis le 01 février 2021 que l’organisation a repris avec les travaux dudit projet et pense les finir soit, en octobre soit, en novembre 2021 pour permettre une amélioration pratique et à temps du système de santé RD-congolais »a-t-il laissé entendre.

Rencontré dans son bureau le même jour, Dr. Daniel Bissombolo, Représentant national de MDA/RD-Congo a appuyé aussi les information fournies par le Coordonnateur terrain en rappelant que Médecins d’Afrique (MDA)- est une Organisation non gouvernementale Internationale-ONGI- des médecins et acteurs de santé créée depuis 1993 Par deux (2) africains engagés. Celle-ci, précise-t-il, est une ONG d’Appui au développement socio-sanitaire, une plate-forme où se fédèrent les compétences de la communauté africaine et toutes les personnes de bonne volonté dans le domaine de la santé et des activités connexes.

Installée en RD-Congo depuis septembre 2009, MDA œuvre pour la promotion des soins de santé primaires en intervenant dans les domaines de compétence suivants: Constitution d’équipes de santé, Intervention d’urgence, Expertise en matière de santé, nutrition, urgence, plantes médicinales, études d’impacts sanitaires, Réseau de dispensaires et de mutuelles communautaires.

« Elle a déjà mis en œuvre plus d’une centaine des projets avec la Banque mondiale, la coopération allemande -FCP-, l’ambassade du Japon, de France, les agences des nations unies -Unicef, OMS, UNFPA, HCR, PAM,…-, l’Institut global de Barcelone et tant d’autres », a conclu le Docteur Bissombolo.
Parousia MAKANZU