05/10/2022

Le Regard

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RDC: Pour Lamuka l’interdiction de la marche contre l’insécurité à l’Est et la répression des manifestants est une « preuve de complicité et non-assistance à un peuple en danger »

Face aux mesures d’interdiction de la marche prises par le gouverneur de la ville de Kinshasa, Gentiny Ngobila Mbaka, la coalition Lamuka réagit. A travers un communiqué publié ce samedi 24 avril, cette plateforme de l’opposition estime que cette interdiction ou encore la manière de reprimer les manifestants avec « violence », traduit une meilleure preuve de complicité et de non assistance à un peuple en danger.

« Comment peut-on comprendre, en effet, que des congolais sont massacrés dans la partie-Est de notre pays, que d’autres congolais se lèvent pour dénoncer ces massacres, mais que vous puissiez encore trouver d’autres congolais qui refusent toute manifestation de solidarité et répriment violemment les manifestants ? Il n’y a pas meilleure preuve de complicité et de non-assistance à un peuple en danger », peut-on lire dans ce communiqué de Lamuka signé par ses leaders Fayulu et Muzito.

Et de poursuivre: « Nous avons invité tous les Congolais, de l’Est à l’Ouest, du Nord au sud en passant par le centre, à une mobilisation tous azimuts afin de dresser le mur de la résistance contre toute forme d’asservissement, contre tous les génocidaires et contre les occupants de manière à mettre définitivement fin à ces massacres ; Mais c’était sans compter avec les ennemis de notre peuple qui ont non seulement érigé des obstacles à la tenue de cette marche à Kinshasa et dans d’autres villes du pays, mais qui ont aussi cyniquement instruit la police, qui l’a sauvagement réprimée à Kinshasa, particulièrement ».

A noter que, malgré cette interdiction, et l’avertissement de la police d’user de tous les moyens légaux pour empêcher cette marche pacifique de se tenir, des dizaines de manifestants se sont rassemblées autour de Martin Fayulu pour tenter de tenir la manifestation, sans succès. Ils ont été dispersés par la police à coups de gaz lacrymogènes.

Rhudy Mialoundama