janvier 23, 2021

Le Regard

Vous souhaite meilleurs voeux 2021

«Entre la drogue et la prison, je suis né», un livre de Dieuleveut Butey disponible chez Le Lys Bleu Editions

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Une œuvre littéraire de l’écrivain RD-congolais résidant en Allemagne, Dieuleveut Butey Bulari, le livre «Entre la drogue et la prison, je suis né» a paru ce mercredi 2 décembre aux Editions Le Lys Bleu. Dans une interview exclusive accordée à Le Regard, l’auteur de ce livre renseigne l’avoir dédié à tous les enfants bâtards au monde, à tous ces enfants issus des parents divorcés, à tous ces enfants maltraités par leurs beaux-parents et à toutes ces femmes mortes lors d’un accouchement.  Selon Butey, l’objectif de cet ouvrage est de les réconforter et aussi de les motiver de ne jamais se considérer comme malédiction. Ce livre plein d’émotions relate l’histoire d’un jeune homme né d’un père inconnu et d’une mère toxicomane. Élevé par son grand-père, ce jeune homme connaîtra une vilaine et douloureuse enfance. Pour faire face aux multiples réalités de la société. Il fit de sa vie une véritable gageure, symbole du courage et de la détermination, le personnage central de ce roman est le prototype de l’héroïsme d’une jeunesse en quête de son identité… interview.

Bonjour monsieur. Pouvez-vous vous présenter brièvement et nous retracer votre parcours?

 

Je suis Dieuleveut Butey Bulary, né le 14 juillet 1989 à Matadi, ville côtière de la province du Kongo central en République Démocratie du Congo. Originaire de l’Idiofa dans l’ex- Bandundu, je suis né d’une famille de huit enfants dont cinq décédés. Fils du feu Hubert Butey, ancien aviateur et commandant des aéroports et de Marie Bulankete Bularie ex-comptable à la régie des voies aériennes. Mon parcours scolaire a débuté au Collège Cartésien de Kinshasa où j’ai décroché mon certificat d’école primaire et mon baccalauréat en Biologie-Chimie. Peu après, j’ai poursuivi mes études supérieures obtenu un Brevet de Technicien Supérieur -BTS- en administration réseau à l’école supérieur de métiers informatiques et commerce -ESMICOM- à Kinshasa. Ces diplômes m’avaient permis de décrocher une inscription à l’université arabe des Sciences de Tunis en Tunisie où j’ai suivi une formation académique pour se procurer un Bachelor en informatique appliquée à la gestion. De plus, je suis détenteur d’un diplôme de Management and Business Administration à Joseph Business School basé à Chicago, aux Etats-Unis. En outre, j’ai tant d’autres diplômes et certifications obtenus en Allemagne où je réside actuellement. En ce qui concerne ma vie d’activiste, j’ai commencé mon parcours dès mon bas âge. Cependant en 2011, j’ai eu à créer Afro Society Butey, une ONG qui milite pour l’épanouissement de la jeunesse et qui, plus tard engendra Butey SARL. Après plusieurs actions et activités au sein de mon organisation, j’ai été aussi sollicité par tant d’autres grandes organisations internationales qui m’ont permis d’être aujourd’hui certifié Ambassadeur international des droits humains faisant partie du club des jeunes de l’Europa Youth Event, un programme du parlement européen. Je suis représentant de la League des jeunes pour la démocratie et le droit de l’homme basé en Angleterre. Je suis le chargé du bureau de la jeunesse au sein de Ammafrica Wolrd dont la visionnaire vient de décéder. Anciennement nommé en 2015 coordonnateur national du Mouvement Bleu, une plateforme électorale en RD-Congo. Je suis Co-fondateur de la marque Africa Young Fashion en Afrique, et j’ai reçu plusieurs prix et titres suite à mon dévouement et mon attachement au service des autres.

 

Vous venez de sortir votre nouveau livre intitulé « Entre la drogue et la prison, je suis né ». Que peut-on retenir de cette œuvre littéraire?

«Entre la drogue et la prison, je suis né. Kikwansiel», est un livre dédié à tous les enfants bâtards au monde, à tous ces enfants issus des parents divorcés, à tous ces enfants maltraités par leurs beaux-parents et à toutes ces femmes mortes lors d’un accouchement. Un livre plein d’émotions qui relate l’histoire d’un jeune homme né d’un père inconnu et d’une mère toxicomane. Élevé par son grand-père, ce jeune homme connaîtra une vilaine et douloureuse enfance. Pour faire face aux multiples réalités de la société, il fit de sa vie une véritable gageure, symbole du courage et de la détermination, le personnage central de ce roman est le prototype de l’héroïsme d’une jeunesse en quête de son identité.

 

Quel est l’objectif de ce nouveau livre?

 

Alors que j’écrivais mon troisième ouvrage, une idée taraudait mon esprit : raconter la vie d’un enfant bâtard. Être un bâtard, au-delà d’une simple banalité de péjoration, est une souffrance, une humiliation, un rejet, un éloignement, mieux, une exclusion. Au regard de ce qui précède, trois questions m’ont traversé l’esprit : quelle est la responsabilité de l’enfant dans cette situation ? A-t-il voulu de lui-même acheter ou vendre son destin ? Si oui, à quel prix ? Peu importe ce qu’on peut traverser dans la vie, il y a toujours une lueur d’espoir pour tous les vivants. Kikwansiel est une singularité que j’ai choisie pour parler de la pluralité des enfants délaissés et marginalisés dans la société, à travers le monde. Dans un tel contexte, l’arme la plus redoutable pour ces nombreux enfants, c’est le courage, pour espérer un avenir radieux. En écrivant ce roman, j’ai également voulu que les enfants dits bâtards puissent s’identifier à leurs héros intérieurs, une figure de proue qui leur ressemble. Je ne souhaite pas que cette identification ait lieu seulement dans la bâtardise, mais aussi à travers le courage et surtout la fureur de vaincre.

Quel est le personnage principal de ce livre?

Nous avons plusieurs personnages dans ce livre, mais l’histoire est celle de Kikwansiel, un nom tiré de la langue Yansi qui est une tribu de l’ex-province du Bandundu en République Démocratique du Congo. Kikwansiel est un gros arbre dans le village de Mibulu qui est réputé pour son espérance de vie qui avoisine des siècles. Ce titre m’a été inspiré par ma mère Marie Bulankete Bulari.

 

Votre livre comprend combien de pages?

Mon livre comprend 124 pages et est édité par Le Lys Bleu Edition, une maison d’édition à compte éditeur basée à Paris, en France.

 

Dites-nous, monsieur Dieuleveut, en quoi vous vous êtes réellement inspiré pour écrire une telle histoire?

 

Mon livre est une réalité de notre ère. Nous vivons dans un monde secoué par des catastrophes naturelles et humaines. De nos jours, la société est essentiellement composée par des familles déchirées, des hommes et des femmes torturés par les stresses des séparations, déceptions et tant d’autres. En tout ceci, les enfants, nouveaux venus sont les premières victimes de ce système de société. Et, en se basant dans le domaine familial, beaucoup d’enfants vivent sous des toits où ils sont torturés, menacés et privés de leurs droits fondamentaux. Pour ce faire, me suis inspiré de tous ces enfants qui n’ont pas de voix pour dénoncer leurs maltraitances, mais aussi je me suis rangé du côté des enfants vivant des parents divorcés, ayant perdu l’un des parents ou encore maltraité par une marâtre ou parâtre. L’objectif est de les réconforter et aussi de les motiver de ne jamais se considérer comme malédiction. Nous disons qu’aucun enfant ne mérite une vie semblable à celle d’une torture. Car, notre engagement est de faire de ce monde un lieu dans lequel tout enfant a droit d’avoir la même chance de réussite dans la vie.

 

Comment se déroule la vente?

Concernant la vente, la maison d’édition s’en occupe, car elle est affiliée à beaucoup d’autres grands distributeurs et librairies partout dans le monde.

Il s’agit de votre tout premier livre?

 

C’est mon 3ème livre. Le 1er «Le Réfugié» le 2ème «Fin du Monde».

 » Le Réfugié « , Ce roman est une œuvre des pensées et réflexions. Il peut se traduire comme un livre des souvenirs des événements douloureux survenus en vue de créer un espoir chez ceux qui ont les cœurs meurtris. Dans ce livre, j’ai fait découvrir à mes lecteurs une face méconnue de ma vie marquée par des lugubres situations. La vie ne m’a pas épargné de certaines peines et grandes pertes, toutes aussi tragiques, les unes que les autres. Je me ne suis pas laissé abattre, car tous ces événements ont su faire sortir en moi, la meilleure version de moi-même. En véritable philanthrope, je parviens à convertir mes douleurs en une véritable énergie positive. J’encourage, motive et bouscule certaines mentalités et fais un appel au réveil de la jeunesse. Tous les exemples cités, les personnages et endroits évoqués dans Le Réfugié, sont authentiques. Par ailleurs, ce roman s’inscrit dans la démarche d’impacter positivement les vies humaines. En outre, abreuvoir également les destins broyés en leur donnant de l’espoir.

Par contre, « Fin du monde » peut être considéré comme le testament d’un pèlerin terrien qui a vécu entre le 20ème et le 21ème siècles. Il n’est pas rédigé avec l’intention d’offenser l’opinion publique, moins encore de combattre certains systèmes déjà établis. Ce livre est écrit dans le but de régénérer la pensée humaine tout en soulevant des points que l’homme ignore. En effet, l’ignorance peut porter préjudice à l’homme et à toute l’Humanité. Les réflexions et analyses de ce livre sont tirées des faits et maux qui rongent la société d’aujourd’hui. L’auteur expose une vision de sa philosophie en rapport avec la civilisation actuelle. Tel un repère, ce livre consiste à tirer une sonnette d’alarme afin de préserver l’humain, l’humanité ainsi que sa descendance. Même si Le monde n’est que le mot démon écrit à l’envers, le mal ne régnera pas toujours car le bien, à l’image de la vérité suprême, finit toujours par triompher.

 

La rédaction du livre vous a pris combien de temps ?

Les gens n’ont plus de temps de lire des gros livres comme à l’époque, car nous vivons actuellement dans un monde où tout est devenu Smart, l’ère de la miniaturisation, je me suis adapté à ce type de rédaction. Raison pour laquelle mes livres ne vont généralement pas au-delà de 150 pages. Vu qu’écrire est une passion thérapeutique pour moi, je ne passe pas deux jours sans écrire, ce qui fait que si je me concentre, je peux, en un seul mois, finir la rédaction d’un livre. Et, le mois suivant, faire la révision et ensuite solliciter l’avis d’une autre personne et à la fin clôturer le livre. Partant de ce fait, il faut au moins trois mois pour avoir un livre complet.

 

Un mot pour notre jeune journal *Le Regard*, qui a totalisé 1 an ce 2 décembre 2020.

Comme le dit son nom, «Le Regard» est un journal qui fixe son regard vers la vie et les réalités qui touchent le quotidien de la population. Une voix pour ceux qui n’en ont pas, un canal qui donne à tous l’opportunité d’exprimer librement leurs pensées. Un journal qui donne une lueur d’espoir aux jeunes d’espérer un changement dans le domaine de la presse.

Je tiens à remercier toute l’équipe du journal Le Regard de m’avoir donné l’opportunité de faire passer mon message. Et, je souhaite à ce journal tout le succès de la terre, car il fait la fierté du pays qui m’a vu naître. Que Dieu vous bénisse abondamment et se souvienne de vos œuvres.

 

Je vous remercie énormément.

 

Propos recueillis par Loudie Mukumbi

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