30/09/2022

Le Regard

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RDC: La réaction du Comité Laïc de Coordination au sujet de la polémique autour de la question électorale

Le Comité Laïc de Coordination -CLC- a, ce dimanche 14 mars 2021, réagi à la polémique qui s’est installée, ces derniers temps au sein de la classe politique RDCongolaise. Cette polémique qui met en guerre les acteurs politiques et les prêtres de l’église catholique.

Dans son message publié sur un document dont la copie est parvenue à leregard.info, le CLC se pose une question à laquelle, il répond en six étapes.

“L’horizon électoral commence-t-il déjà à sombre?”, S’interroge cette structure de l’église catholique qui a aussi contribué au départ de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila Kabange.

À cette question, le CLC commence à répondre en ces termes :

“Alors que l’opinion tant nationale qu’internationale se félicite de l’avancée de l’agenda politique en RDC par le renouvellement des bureaux de l’Assemblée Nationale et du Sénat et qu’elle se prépare à saluer avec enthousiasme la composition du nouveau gouvernement, une polémique inattendue s’installe autour de la question électorale à venir. Celle-ci cible une fois de plus, l’église catholique et sa hiérarchie. Pourtant le comité permanent de la CENCO n’avait fait que rappeler la nécessité de faire de la question électorale une priorité”, lit-on sur ce document.

“Ce qui semblait être un malentendu se transforme sous nos yeux en profanation sans pudeur des signes du sacré et en insultes intolérables qui n’épargnent les cardinaux successifs que le pays a connus, depuis Joseph Malula jusqu’à Fridolin Ambongo, alors que leur respectabilité, reconnue sur le plan mondial, aurait dû inciter à une grande retenue”, regrette-t-il.

Et de poursuivre :”le CLC condamne fermement ces provocations gratuites et sans fondements, de nature à fragiliser inutilement la cohésion nationale en cours de reconstitution, en démobilisant une partie des forces vives de la Nation. Il n’y a aucune raison que la question du délai des prochaines élections devienne un sujet tabou, au risque de finir par rendre suspecte cette réticence”.

En outre, “le CLC continue à croire que ces réactions épidermiques ne sont que des dérives regrettables et des signaux avant-coureur d’une volonté délibérée et planifiée de faire dérailler le train électoral avant son démarrage”.

Toutefois, le CLC déclare que “il devient temps que la population soit rassurée que les institutions de la République et les Forces politiques conjugueront tous ensemble leurs efforts pour que les prochaines élections ne s’ouvrent pas, une fois de plus, sur une nouvelle ère d’incertitude, d’opacité et de tentative de manipulation de la constitution”.

“Le CLC, pour sa part, se fait l’obligation de prévenir l’opinion tant nationale et internationale qu’il ne tolérera pas que les difficultés du passé ne puissent servir de leçon pour l’avenir, et que les sacrifices d’hier passent pour avoir été totalement vains et inutiles. On ne peut, en effet, se permettre de cracher impunément sur la mémoire des victimes de l’alternance politique de 2015 à 2019”, conclut le Comité Laïc de Coordination.

Signalons que ce document est signé par les professeurs Isidore Ndaywel, Gertrude Ekombe, Justin Okama et par Franklin Mbokolo et Julien Lukengu.

Rappelons que les prêtres de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo-CENCO- avait, dans un communiqué, rappelé aux autorités congolaises le respect de la constitution, surtout pour la matière électorale. Un message qui n’a pas été bien digéré par l’entourage de l’actuel Chef de l’État, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

John Mpongo